Vendeur de rêves

Résidence de création du 16 Février au 29 Mars 2015, aux Ateliers du Vent à Rennes, France.
Installation en espace urbain de Mars à Juin 2015, quartier Arsenal Redon à Rennes.
Restitution du projet avec les habitants de la ZAC Bernard-Duval, le 29 Mars, place des containers.

A l’heure où le bonheur semble s’incarner dans les images des promoteurs immobiliers, je peins mes propres utopies et je les affiche en grand format dans un quartier en pleine mutation, la ZAC Bernard/Duval à Rennes. En parallèle de l’installation plastique, avec Céline Le Corre nous réalisons un documentaire sonore qui interroge les habitants sur leurs rêves et leurs désirs pour ce quartier qui se construit.
https://soundcloud.com/c-line-le-corre/vendeur-de-reves 

 

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© Estelle Chaigne

lien vers le dossier de presse

Mineral

Exposition du 7 Juin au 25 Octobre 2015, Coda Paper Art 2015, Coda Museum, Apeldoorn, Pays Bas.
www.coda-apeldoorn.nl/paperart

Reproduction en carton de grands cristaux de quartz, installés dans la galerie qui marque l’entrée de la collection de bijoux et pierres précieuses du musée Coda.

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Dauphins résidences

Résidence de recherche en immersion dans l’agence OverDrive dans le cadre d’un projet art / architecture.
Du 15 Avril au 5 Juin, à Bordeaux.

Pendant ces deux mois de résidence, j’ai développé deux nouveaux projets. Le premier n’est pas abouti mais la réflexion est bien entamée et une prochaine résidence me permettra de produire l’objet plastique sur lequel va s’appuyer cette nouvelle installation qui prendra corps dans l’espace publique.

Le second thème de recherche a fait l’objet d’une première performance, Periculosa Ambulatio, la marche dangereuse, qui a eu lieu le Dimanche 31 Mai à Bordeaux sous forme de balade entre la place Stalingrad et la Baranquine. Pendant cette balade j’ai lu des textes de normes, de lois et les différents décrets qui réglementent les lieux que l’on a traversé en appuyant sur l’aspect sécuritaire et parfois liberticide de ces différentes réglementations. La balade sencée se terminer dans une forme de radoub du port autonome de Bordeaux s’est finalement terminée devant le portail du port, l’accés nous ayant été interdit au dernier moment par les agents de sécurité. Tout au long de la balade, j’ai labelisé les différents lieux du passage en fonction de leur dangerosité, de leur permissivité ou au contraire de leur grande sécurité.

 

Quelques photos de détails de la restitution au 308, Maison de l’architecture de Bordeaux, le 4 Juin:

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Periculosa Ambulatio, la marche dangeureuse, le 31 Mai:

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www.dauphins-residence.org
www.overdrive.fr

RIP & KIT (rest in peace and keep in touch)

Exposition solo, du 25 Février au 22 Avril 2016, Centre d’art actuel BANG, Chicoutimi, QC, CA

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préparation de la pièce RIP & KIT à l’atelier:

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L’homme d’aujourd’hui est capricieux, il se bricole sa petite spiritualité

La question d’une sécurité excessive, de la menace de nos espaces de liberté, m’amène à traiter un sujet d’actualité avec ironie. Le sujet de la communication post-mortem est au cœur de polémiques, de batailles juridiques et de réflexions philosophiques. Jusqu’où internet et nos élans communicationnels nous emmènent et vont nous chercher là où la nature nous fait disparaître ? Mon projet a pour but d’exprimer visuellement un paroxysme. L’adresse de notre blog va-t’elle devoir cohabiter avec notre épitaphe ?

De nombreux dispositifs de sécurité sont mis en place pour assurer la protection des citoyens. Au delà d’être destinés à éviter des incidents et à anticiper nos actions, leur multiplication témoigne de la peur du danger et par là du refus de l’idée de mort et d’extinction de l’humanité. La science n’a pas encore tué la mort mais elle nous permet d’agir sur le moment de sa venue et sur les souffrances qui la précèdent. C’est en partie la lubie de la maîtrise qui s’exprime ici. Notre désir d’immortalité est brimé par une existence limitée. La philosophie transhumaniste, dans sa quête de transcendance du corps humain par la technologie, en est un marqueur actuel. C’est dans ce contexte que Facebook continue de notifier les dates anniversaires de personnes décédées, qui chaque année reçoivent à cette occasion des messages d’affection de la part de leurs amis. Le nombre de sites internet commémoratifs proposant de découvrir la nécrologie de défunts en retraçant leurs histoires, leurs vies, leurs parcours ne cesse d’accroitre. D’autre part, des batailles judiciaires sont engagées entre familles en deuil et hébergeurs de comptes mail.

Malgré l’apparition d’espaces de recueillement virtuels, nous avons besoin de définir des lieux physiques pour le souvenir. L’envie de faire dialoguer ces deux formes de commémoration alimente mon projet. L’installation présente une série de stèles, chacune gravée d’une épitaphe et/ou d’une illustration faisant allusion au monde numérique et à nos façons d’être connectés les uns aux autres. Mon projet n’est pas funeste, il reformule une pratique active dans le monde virtuel, sous une forme visuelle. Il s’agit de provoquer un trouble, un bouleversement. Ce déplacement émotionnel va permettre d’engager des débats sur ces nouvelles coutumes. Je ne cherche pas à apporter des réponses mais plutôt à susciter des réflexions :
Cette nouvelle forme de présence virtuelle est-elle un nouveau signe de la captivité dans laquelle nous plonge notre besoin de tout maîtriser ?
Se prive-t’on de l’espoir ultime d’une délivrance en fabriquant des nouvelles formes de représentation de la mort qui tendent à nier son inexorabilité ?
Est-ce pour nous créer une condition postmortelle que nous développons des formes de théâtralité virtuelle en laissant des traces dématérialisées ?
Que craindre dans ces apparitions numériques ? Va-t’on devoir penser à les sécuriser ?