Le phare de la pointe du doigt

Projet conçu et réalisé avec Élise Guihard, dans le cadre de la mission d’accompagnement du chantier Baud-Chardonnet menée avec l’Atelier d’Urbanologie.
Inauguration du phare le 23 septembre 2017.
Vernissage de l’exposition Vues du voisinage et remise des prix du concours photo le 9 janvier 2018.

Le phare de la pointe du doigt est un objet signal qui trouve sa place le long de la Vilaine, au cœur d’un quartier en construction dans lequel les premiers habitants emménagent tout juste. Il fait référence au vocabulaire de bord de mer, largement utilisé dans le plan urbain qui se développe aux alentours.
Les nouveaux habitants de ce quartier n’ont pas de voisins de proximité mais seulement des voisins de vues, les « vusins ». Nous souhaitons alors mobiliser ces vusins pour créer un réseau social de voisinage inter-quartier appelé « réseau de vusinage ».

Le Phare sert de repère mais aussi de prétexte à la discussion et à la rencontre. La main qui culmine à son sommet tourne au gré du vent pour désigner les alentours et le voisinage, puis elle éclaire la nuit tel un objet de signalisation.
Le jour de son inauguration, nous démarrons un concours photo dont il est l’objet, pour susciter de l’intérêt et mobiliser les vusins. Après une période de permanences au pied des immeubles et de porte-à-porte à leur rencontre, nous vernissons l’exposition des photographies reçues dans le cadre de ce concours, avec une remise de prix symbolique.

+ de photos sur le blog de l’Atelier d’Urbanologie

 

 

Exposition Vues du voisinage, à la Cale (maison du projet Baud-Chardonnet) du 9 janvier au 12 mars 2018.
Vernissage et remise des prix du concours photo le 9 janvier 2018 :

© Photos Lise Gaudaire

Dehors

Résidence de création en juillet 2017, quartier Empalot à Toulouse, France.
Dessin, peinture et collage dans deux appartements et le hall d’entrée d’un immeuble proche de la destruction.
Restitution du projet le 16 septembre 2017 à l’occasion des journées du patrimoine.
Projet conçu et réalisé avec Marjorie Potiron dans le cadre du projet Soudure de Loran Chourrau (collectif le Petit Cowboy) mené tout au long de l’année 2017.

Le collectif de réalisateurs et photographes Le Petit Cowboy m’invite à réaliser une installation dans le cadre du projet Soudure qu’ils développent dans le quartier d’Empalot à Toulouse. Soudure se construit autour de la démolition de l‘immeuble du 19 rue de Cannes. Un prétexte pour s‘interroger ensemble sur la question de la transformation et de l‘évolution du quartier au travers des histoires de vies, des parcours, des émotions des habitants et usagers du quartier. L’occasion de se rencontrer, créer du lien, et d’ouvrir les portes de ceux qui ne le font plus. Ici, la parole est libre, sans tabou, ni jugements.
Je m’installe dans deux appartements vides au rez-de-chaussée de l’immeuble encore partiellement habité, qui va bientôt être détruit. Dans l’un je dessine sur les murs les perspectives qui seront dégagées une fois que l’immeuble n’existera plus, dans l’autre j’inscris à l’intérieur des fenêtres murées les images des rêves de voyage que les habitants nous racontent.

+ d’infos sur le projet global mené par Le petit Cowboy

© photos : Erik Damiano et Loran Chourrau